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Waste away, I’m crawling blind
Hollowed by what I left inside
For you, just you, I’m caught in place
But I ignore what I can’t erase
I will run and hide till memories fade away
And I will leave behind a love so strong
Close my eyes theses voices say
Haunting me, I can’t escape
For you, just you, time will always wait
While I throw away what I can’t replace
I will run and hide till memories fade away
And I will leave behind a love so strong
And I will leave behind a love so strong
I will run and hide, and I will leave behind
I will run and hide till memories fade away
And I will leave behind a love so strong
Il y a quelque chose en travers de mon cœur, un désir exacerbée qui sait qui ne pourra jamais se réaliser et pourtant ne peut et ne veut s’éteindre. Il y a une flamme qui s’embrase et tend à me réduire en cendres.
Tout se rééclairait et puis non, encore une fois, je me retrouve minuit passé, à devoir écrire toute cette haine et cette souffrance que je dois évacuer. Je savais bien que cet après-midi avait une saveur de noirceur revenante, même si je ne l’affichais qu’en “rigolant”. Un petit tour du cimetière avec un ami et un débit impressionnant de conneries teintées chacune d’un humour noir, trop noir. Il faut que j’arrête de banaliser de tels propos qui sortent de ma bouche, parce que je sais bien au fond qu’ils ont une portée plus conséquente que je ne tente de le faire croire, et c’est d’ailleurs comme ça que je suis maintenant ici, le sourire défait, le regard détruit.
[site archéologique de Cimiez à Nice]
Que puis-je faire devant quelqu’un qui ne sait pas ce qui s’est passé en 1933 et ose affirmer qu’on le lui a pas appris alors qu’elle a été jusqu’à bac +2 -FOUTAGE DE GUEULE-. Quelqu’un qui “pense” qu’il y a des gens qui aiment l’histoire et d’autres non et que c’est comme ça. Il n’est pas ici question d’aimer ou pas l’histoire, il est question d’avoir un minimum de connaissance de faits historiques marquant de l’humanité, dans ses plus respectables comme dans ses plus damnables aspects. Et après, elle ose nous dire que nous ne parlons que d’histoire -dans sa tête synonyme de simple passé- et jamais d’humanité. Mais est-il possible de parler d’humanité sans parler de son histoire ? C’est en ayant connaissance et conscience de son histoire que l’humanité peut poursuivre responsablement son histoire.
De surcroît, recevoir des leçons de morale sur la nécessité de se préoccuper de l’humanité par quelqu’un qui vous affirme que si des nazis envahiraient un village, elle se laisserait fusiller “parce que c’est ainsi”, est tout simplement aberrant. Elle se dit “neutre” mais cette prétendue neutralité n’est que soumission à la tyrannie de la majorité. En effet, ne pas choisir est encore un choix, celui de l’acceptation passive du pouvoir en place, quel qu’il soit et en cela cette attitude est dangereuse et irresponsable. Si nous sommes en démocratie, nous avons le pouvoir et le devoir de CHOISIR en présence d’accès à l’information et c’est une chance que nous ne devons laisser passer.
Que puis-je faire face à quelqu’un qui nous hausse les épaules quand on lui demande si elle préférerait vivre sous un régime totalitaire ? Je suis fatiguée de me répéter inlassablement et par-dessus tout énervée de se faire traiter d’intolérants (et le paradoxe de la tolérance alors ?…), quand nous essayons de lui expliquer pour la enième fois la nécessité d’une connaissance active de l’histoire. Est-il vraiment respectable que de respecter quelqu’un qui “s’en fout” de l’histoire ?
Quelqu’un qui m’assène qu’on ferait mieux de vivre et de prendre ce qui est au lieu de vouloir toujours tout penser. Mais la première chose que j’ai apprise en philosophie est justement de ne pas uniquement constater de ce qui est mais que nous devons penser ce qui doit être. C’est cherchant toujours ce qui doit être que l’on construit pleinement sa vie et non simplement en prenant pour argent comptant tout ce qui est car cette position c’est celle non de vivre mais de se laisser vivre. Encore une fois, l’opposition activité/passivité transparaît et la vie, c’est bien l’activité et non la passivité !
Comme je le disais dans mon dernier post, je me suis d’une part (hélas ?) remise à lire les maximes désespérantes de cher Cioran ; et d’autre part ma playlist, comprenant entre autres Evergreen Terrasse, Explosions in the sky, Kjartan Sveinsson, Arvo Pärt, a généreusement investi mon ouïe et me fait errer loin de la “réalité” tout en me faisant pénétrer jusqu’à la base de mes interrogations dont leurs compréhension et résolution s’avèrent plus qu’importantes, même si elles me semblent encore très embrumées pour l’instant.
Mais demain soir, 2 mois de temps libre se présenteront enfin à moi et représenteront une durée plus que précieuse, j’ai hâte.
Appliances have gone berserk
I cannot keep up
Treading on people’s toes
Snot-nosed little fools
And I can’t face the evening straight
You can offer me escape
Houses move and houses speak
If you take me there you’ll get relief
Believe, believe, believe, believe…
And if I’m gonna talk
I just wanna talk
Please don’t interrupt
Just sit back and listen
Cause I can’t face the evening straight
And you can’t offer me escape
Houses move and houses speak
If you take me there you’ll get relief
Believe, believe, believe, believe…
It’s too much
Too bright
Too powerful
Too much
Too bright
Too powerful
Too much
Too bright
Too powerful
Too much
All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces
Bright and early for their daily races
Going nowhere, going nowhere
Their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head I want to drown my sorrow
No tomorrow, no tomorrow
And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I’m dying
Are the best I’ve ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It’s a very, very mad world mad world
Children waiting for the day they feel good
Happy Birthday, Happy Birthday
Made to feel the way that every child should
Sit and listen, sit and listen
Went to school and I was very nervous
No one knew me, no one knew me
Hello teacher tell me what’s my lesson
Look right through me, look right through me
And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I’m dying
Are the best I’ve ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It’s a very, very mad world… world
Enlarge your world
Mad world
On bended knee is no way to be free
lifting up an empty cup I ask silently
that all my destinations will accept the one that’s me
so I can breath
Circles they grow and they swallow people whole
half their lives they say goodnight to wive’s they’ll never know
got a mind full of questions and a teacher in my soul
so it goes…
Don’t come closer or I’ll have to go
Holding me like gravity are places that pull
If ever there was someone to keep me at home
It would be you…
Everyone I come across in cages they bought
they think of me and my wandering
but I’m never what they thought
got my indignation but I’m pure in all my thoughts
I’m alive…
Wind in my hair, I feel part of everywhere
underneath my being is a road that disappeared
late at night I hear the trees
they’re singing with the dead
overhead…
Leave it to me as I find a way to be
consider me a satelite for ever orbiting
I knew all the rules but the rules did not know me
guaranteed…
God knows how I adore life
When the wind turns on the shores lies another day
I cannot ask for more
When the time bell blows my heart
And I have scored a better day
Well nobody made this war of mine
And the moments that I enjoy
A place of love and mystery
I’ll be there anytime
Oh mysteries of love
Where war is no more
I’ll be there anytime
When the time bell blows my heart
And I have scored a better day
Well nobody made this war of mine
And the moments that I enjoy
A place of love and mystery
I’ll be there anytime
Mysteries of love
Where war is no more
I’ll be there anytime
Je ne sais plus si j’ai mal
Ou si c’est l’habitude
D’être toujours celle qui chiale et qui se prend tous les murs
Je ne sais plus si j’ai froid
Ou si c’est le vide qui me glace
Les os et puis les doigts quand ça devient trop dégueulasse
Je ne sais plus si je rêve encore
Ou si les songes mêmes sont morts
Je ne sais plus si je t’attends
Ou si je fais juste semblant
Je sais plus si je veux mourir
Ou si je veux croire toutes ces conneries
Que je me raconte pour dormir et sortir de mon lit
Je ne sais plus si je cicatrise
Ou si je pisse encore le sang
Si je suis moi, si je me déguise, si je voudrais encore un enfant
Je ne sais plus si je suis foutue
Ou si je vis effrontément
Suis-je malheureuse ? Je ne sais même plus
Si je recule ou vais de l’avant,
Je ne sais plus si c’est ta voix
Qui me donne la nausée au réveil
Ou si c’est le gris au-dessus des toits
Et si c’est le gris c’est pas pareil
Je ne sais plus si j’ai peur
Ou si je ne crois plus en rien
Si mes larmes coulent sur ton cœur
Si mes rires brûlent dans tes mains
Je ne sais plus si c’est normal d’avoir le cœur trop haut
Qui se soulève dans mes entrailles
Et bousille mon cerveau
Je ne sais plus si je suis trop moche
Ou si c’est ce foutu miroir
Qui me brise en morceaux et m’écorche
L’estime et le regard
Je ne sais plus si sur ta langue
Il te reste un peu de mon amertume
Si je coule ou si je tangue entre la mer et l’écume
I’ve come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision
That was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silenceIn restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
Beneath the halo of a street lamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed
By the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silenceAnd in the naked light I saw
Ten thousand people, maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never share…
And no one dare
Disturb the sound of silence.
“Fools,” said I, “you do not know
Silence like a cancer grows.”
“Hear my words that I might teach you,
Take my arms that I might reach you.”
But my words like silent raindrops fell,
And echoed in the wells of silence.
And the people bowed and prayed
To the neon god they made.
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming.
And the signs said: “The words of the prophets
Are written on the subway walls
And tenement halls,
And whisper’d in the sound of silence.”







