
Je suis décidément masochiste, je relis des vieilles conversations MSN qui me remémorent le silence que je gardais déjà à l’époque. Si je reste si réservée à ce funeste sujet, c’est parce qu’il fait éclater au grand jour une immense contradiction en moi-même entre mon désir et ma volonté. En effet, mon désir éperdu doit hélas se confronter aux dures réalités qui s’étaient estampées il y a quelques mois mais refont désormais surface et me font comprendre que jamais ce désir ne pourra se réaliser. En outre, ma raison ne veut point qu’il se réalise. Mais alors pourquoi celui-ci m’obsède-t-il tant ? Il n’y a plus rien à tenter de comprendre si ce n’est observer ma bêtise vraiment risible d’en rester à tel stade. Sans doute pourrais-je trouver de l’aide extérieure si j’arrêtais de tout garder bêtement au fond de moi, mais je trouve tellement ridicule ce que je ressens passivement depuis tous ces mois que je n’ose en faire part.






2 comments
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février 28, 2009 à 3:50
charlotte
Non, je me dois de te répondre: tu es loin d’être ridicule. Moi aussi, j’ai attendu pendant plusieurs années avant de parler d’un problème qui pouvait me porter un tort considérable si j’en parlais à la mauvaise personne. J’avais trop peur de me tromper de personne alors j’ai attendu une éternité avant de me jeter à l’eau.
Des fois, c’est vrai qu’à certains moments, on est tellement dégouté de tout, on choisit la fausse solution: attendre, ne rien faire… Ce n’est pas critiquable, on laisse tomber, on révèle notre impuissance ou le fait que la solution n’existe peut-être pas.
Si j’étais encore stoïcienne, je te dirai de changer ton désir et de faire en sorte qu’il s’accorde avec ta raison. Mais je ne suis plus stoïcienne, je m’abstiendrai donc de te dire quoique ce soit.
Ton blocage a certainement une raison autre que la contradiction dont tu parles. Je pense qu’il faut que tu trouves une personne en qui tu as confiance et qui t’écoutes. C’est rare mais ce genre de personne existe. Aller chez un psy, c’est toujours difficile. Mais ceux qui y vont, prouvent déjà qu’ils ont la force morale suffisante de supporter le regard d’un autre (et d’admettre qu’ils ont des problèmes).
Je te répondrai plus tard pour ton message de facebook. Je vais continuer mon explication de texte de Hobbes. Et je pense que la colère était inévitable malheureusement.
Bon courage
mars 3, 2009 à 9:38
Sarah
Coucou, c’est avec plaisir que je te laisse un commentaire étant donné que je passe rarement ici mais les occasions changent le quotidien morose. Tu sais j’adhère avec Charlotte ci-dessus quant au fait que ce n’est jamais ridicule. Pour moi, ressentir des choses, avoir des émotions, même si elles font souffrir parfois, même si beaucoup de choses, c’est la plus belle et authentique preuve qu’on est humain, je veux dire sensible, touché, concerné par son entourage, qu’on VIT tout simplement. Et ça rapproche, ça soulage, ça enrichit toujours de discuter. Surtout de choses profondes. Même si les faits peuvent bien être communs. Peu importe. Il ne faudrait pas tomber dans cette très mauvaise manie (bien que je crains qu’il ne soit un peu tard?) de toujours tout prendre sur toi et de pour finir ne plus jamais arriver à trouver d’exutoire pour ça. Je me rappelle d’une pharse d’un ami qui avait écrit sur son blog… “Les mots entendus éloignent des pentes trop abruptes” (unhommeunmonde.skyblog.com, dans mes favoris si tu veux ^^). Je trouvais ça beau et tellement vrai, enfin j’ose y croire. En la richesse d’un échange humain et sincère.
A bientôt.
Quoi qu’il en soit je te souhaite d’aller mieux car c’est bien essentiel à ton existence… Et n’oublie pas de prendre soin de toi parce que c’est en prenant conscience, en acceptant, en dominant, en se vidant si possible, qu’on s’auto-guérit de ces maux. J’espère ne pas être à côté d’la plaque, ne connaissant à vrai dire… rien j’dois bien l’admettre… à ta vie. Ce commentaire est gratuit